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 ETE 922 : Empire Pourpre : Akkar fait dans son froc et appelle les gob à sa rescousse

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Zargtan

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Messages : 269
Date d'inscription : 24/04/2009
Localisation : Hamkrak

MessageSujet: ETE 922 : Empire Pourpre : Akkar fait dans son froc et appelle les gob à sa rescousse   Mer 3 Fév - 13:01

Alors Akkar ?
Où quel est passé ta grandeur que t'es obligé d'appeler les gob de Gnanmisha à la rescousse pour qui vient en bato avec des mercenaire pour t'sauver ?
c'est ça être un empreur orc ?

T'es qu'un batard et si t'as plus de kouilles qu'un gobo vien donc te batte avec moi juste toi contre moi.
on verra bien qui est l'plus fort !

Akkar je te défie !
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Jamba

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Messages : 1
Date d'inscription : 03/02/2010
Localisation : L'Empire Pourpre

MessageSujet: Re: ETE 922 : Empire Pourpre : Akkar fait dans son froc et appelle les gob à sa rescousse   Jeu 11 Fév - 2:45

Dans l'imposante tente de commandement élevée au centre du campement établi par la Horde Pourpre à quelques lieues de la frontière par laquelle l'armée occidentale d'Hamkrak avait fui à la vitesse de l'éclair au cours des jours précédents, la majorité des officiers orcs avaient déjà pris place autour d'une table massive, sur laquelle était fixée par des dagues plantées à ses quatre coins une carte représentant les royaumes orcs couvrant le sud-est du continent.

Tous attendaient impatiemment l'arrivée du général qui avait été inspecter les positions des régiments qui menaient la résistance dans l'est. Et, les orcs tout autant que les gobelins, lorsqu'ils s'impatientent, ont souvent tendance à devenir hargneux. Zargluff, le chef de la tribu gobeline des Fastu, particulièrement irritable parce que les troupes d'Hamkrak avaient ravagé ses terres, semblait bien décidé à trouver querelle, et il répétait à la cantonade que tous ici lui devaient le respect car ils se trouvaient sur ses terres, et que, s'ils manquaient à l'obligation de le traiter comme le seigneur des lieux, ils pourraient bien avoir affaire à ses chevaucheurs - éléments que, objectivement, on ne pouvait d'ailleurs que porter à son crédit, car, d'une part, le campement installé en Fastu se trouvait effectivement sur les terres de la tribu gobeline, même si celles-ci avaient été dévastées, mais, surtout, point peut-être plus important dans la société brutale des royaumes orcs, les chevaucheurs de loups de Zargluff étaient bel et bien réputés à travers tout l'Empire Pourpre pour leur habileté incroyable, même sans selle, à tel point que le chef gobelin n'avait jamais connu de défaite incontestable.

Mais les orcs ne forment pas un peuple réputé pour son objectivité, surtout quand, en prime, l'orc s'impatiente. Aussi Khoghur, le commandant des Yeux-en-Collier, une importante section d'infanterie composée de pas moins d'un millier de guerriers orcs, était-il sur le point de faire fermer sa grande gueule à ce foutu gobelin, d'un grand coup de hache entre les deux yeux globuleux qui le toisaient, lorsque retentit la sonnerie d'un cor qui annonçait sans doute possible l'arrivée dans le camp de la Horde Pourpre du général Jamba, bras-droit d'Akkar Grands-Crocs. Le signal calma tout aussi surement le bagout de Zargluff que la hache de Khoghur. Si jamais aucun seigneur orc ne se serait opposé à la tradition au point d'interdire un meurtre ou deux perpétrés discrètement au sein de leurs troupes par des subordonnés ayant une querelle à vider (ou une promotion à gagner), Jamba n'appréciait pas plus que l'Empereur les signes trop "évidents" de dissensions au sein de la Horde Pourpre.

Le général pénétra dans la tente de commandement, entièrement revêtu de son armure garnie de pointes d'acier vicieuses, casqué de son heaume dont le masque facial mobile, encore descendu à son entrée, était constitué par un crâne humain. Les plates de l'armure du lieutenant de l'Empereur Pourpre étaient, au même titre que sa longue cape noire ornée de la griffe ensanglantée de l'Empire Pourpre, encore couvertes de la poussière du voyage.

Jamba releva le masque facial de son heaume et avança dans la tente, s'apprêtant à rejoindre le siège qui lui avait été préparé au bout de la table. Un gobelin rabougri revêtu d'un assortiment hétéroclite de plaques et autres pièces d'armures et au côté duquel battait une lame courbe, pénétra dans la tente sur ses talons. L'entrée du gobelin acheva de réconcilier Zargluff et Khoghur qui, reconnaissant Hioriski des Johok, ne firent aucun effort pour masquer leur mépris pour ce mercenaire qui, alors même que les troupes de Zargtan achevaient de saccager les terres de sa tribu, n'avait finalement rejoint la Horde Pourpre qu'après que le général eut enchéri sur les autres clients potentiel.

C'est alors que les deux humanoïdes approchaient de la place réservée au général que parvint aux chefs de guerre de l'Empire le message laissé par Zagtan.

Les peaux vertes présentes dans la tente furent tout d'abord tellement surprises que nul ne trouva rien à y répondre, et le silence s'abattit, qui dura une bonne soixantaine de battements de coeur, uniquement troublé par instants par les grognements sourds de Locrakus, le chef dément de la tribu orque des Qkcary.

Il finit par être brisé par l'éclat de rire tonitruant de Jamba. Il s'esclaffa dans la langue rocailleuse des orcs de Tourgb:
"Appeler les gob's pour nous sauver ? ... L'Empereur un bâtard qui n'aurait pas plus de couilles qu'un gob'merdh (1) ? ... Un défi ? ..."

Le chef des Qkcary, lui, avec le plus grand des sérieux, se leva d'un bon en entendant son général prononcer le mot "défi" (visiblement, la première fois où le mot avait été lancé, dans le message de Zargtan, n'avait pas suffi à ce que l'idée imprime dans le cerveau de l'orc). Locrakus hurla: "Défiiiiii ! Locrakus faire défiiiiii sur têt-à-Zagretan ! ... Locrakus avoir Zagretan just'pour lui ! ... Mais c'est juste pour mettre des coudehache dedans, hein ! ... Locrakus avoir marre toujours donner coudehache aux poules !... Laissez Locrakus faire défiiiiii sur têt-à-Zagretan !" (2) Le maître des Qkcary disposait de cet avantage unique qu'il pouvait brailler à peu près n'importe quoi sans que personne ne s'en offusquât, pas même l'Empereur Pourpre (ou, ici, son bras-droit). Les coups sévères encaissés directement sur la tête lors d'un combat contre des nains l'avait fait sombré dans la folie au point qu'il était rare que quelqu'un parvienne à le comprendre, en tous cas entièrement.

Il est certain que le caractère sacré reconnu aux déments par les différents clergés orcs ou gobelinoïdes de l'Empire Pourpre n'aurait, en tant normal, jamais assuré la survie d'un chef de clan, et encore moins de tribu. Mais, étant donné que Locrakus avait, en même temps qu'il avait perdu l'esprit, gagné une force démentielle qui rendait méfiants tous ses rivaux, il était toujours chef des Qkcary… Et le fait qu'il ait, devant de nombreux témoins, ingurgité un plein tonnelet de gnôle dont il était connu (sauf peut-être de lui) qu'elle avait été empoisonnée, a encore accru les chances du fou de demeurer à la tête de sa tribu.

Alors que, Jamba, patient, prenait place sur son siège et ôtait son heaume tout en séchant d'une grosse pogne verte les larmes qu'avait fait couler l'hilarité, comme s'il répondait à un appel non prononcé, un caquettement strident retentit à l'extérieur de la tente.

Se désintéressant totalement du conseil de guerre et de l'affaire du duel, Locrakus quitta la tente au pas de course, au cris de:
"L'est où la poulette ? L'est bien cachée ?"

Le désordre provoqué par cet éclat se calmant, un silence salvateur s'étendit dans la tente, alors que chacun s'abîmait dans ses réflexions.

Hioriski, qui, entouré de chefs orcs très loyaux à l'Empereur Pourpre - au moins officiellement -, était visiblement suffisamment intelligent pour savoir qu'il ne pouvait qu'être bon pour lui que soit un peu oublié de tous le fait qu'il n'était là que parce que sous contrat, s'empressa de renchérir, employant, à défaut d'une maîtrise suffisante de la langue de ses employeurs, qui aurait pu les offusquer, un commun hésitant:
"La grand' sratégy du grand Durbagûk Sharikh é d'son génal gérénal a péïé ! Tejakar Akkar !

Y sé qu'man'nant y es dans la mèrd, l'Sagrat-an. Cé un cou d' bluff... Y tent' sa dérnièr kart.

O mou'un, y a du culo, l'Sagrat-an... Y envoûa lé ga du Vag'rouze s'faire tuyé, kom sa, dé k'y sé k' lé gran norcs du Darbulûk y son d'jà okupé 'vec lé norcs des mountanieux, par dérièr, y viun et y pïïe dé tèr ou k'y a p'us d'guèrrié.

Pis, pour ben êt' sur k'vou rev'né pa tro vit', y appel sé coupaings les zhoms pour okupé l'cur'ton de Toralsan..." Le gobelin s'interrompit en constatant la manière dont le teint normalement verdâtre de l'énorme Takorgul, le Bras de Torazan, virait au pourpre... L'immense chef des Padaluh était imposant, même pour un orc, et il était aussi fervent dans son adoration du dieu des orcs qu'il était massif, ce qui faisait sans doute de lui l'un des plus dangereux fanatiques de tout le continent, toutes divinités comprises... Et Hioriski n'avait vraiment pas envie de voir sa tentative de léchage zélé de bottes annihilée en même temps que sa vie (d'autant qu'il considérait bien entendu cette dernière comme la chose la plus précieuse de ce continent), juste parce qu'un psychopate religieux se serait offusqué d'un lapsus innocent.

Aussi, le gobelin se hâta-t-il de se corriger par une diversion pouvant faire oublier son erreur:
"Salopiot d'Sagrat-an ! App'lé des zhoms du West pour enchépé Sa Glandeur le Trè Gran Archiprêt' du Immenz Toraz-zan le Desructer d'édé Akk... Sa Glandeur dé Ténèb' le Durbagûk Sharikh !

Ben fé pour sa gueule au Sagrat-an !

Sa, sur k' cé pa tro dur d'pïïé kan on è kasché dérièr lé gé'an du Vag'rouze, pis lé ch'valiés d' Rataz... Hein ! Mé kan cé d'la vrè guèr ou k'y pran dé cou, sa y plai mou'un, au Sagrat..."

Hioriski fut interrompu par un simple mouvement silencieux de Jamba. Dans son âpre langue, qui charriait des relents d'impatience à peine voilés, celui-ci conclut: "Tous ici ont été présents depuis le début des combats, lorsque les choses allaient encore mal pour nous, et nul n'a besoin qu'on lui rappelle comment les choses se sont passées." La nouvelle allusion au fait qu'il n'arrivait qu'au moment où la situation se retournait fit pâlir le mercenaire gobelin.

Mais, il soupira de soulagement en entendant que ce n'était pas là que le général orc souhaitait en arriver:
"Alors, oui, les choses ne se sont pas passées comme Zargtan l'avait prévu, et, maintenant qu'il sent le souffle chaud de la Horde Pourpre sur sa nuque, il cherche une échappatoire. Il a déjà du pouvoir constater qu'il est plus difficile de faire assassiner celui dont on ne sait pas où il se trouve que celui qui vous invite à sa propre table sous la protection de l'Hospitalité Sacrée (3). Bref, il sait que, avant qu'il ne soit trop tard pour lui, il ne lui reste plus que le duel...

- L'Élu de Torazan ne combattra pas en duel cet hérétique voué à Nemesis la Catin !" L'exclamation rageuse qui avait interrompu Jamba avait été accompagnée d'un coup de poing retentissant sur la table de campagne.

L'énorme Takorgul poursuivit de la voix tonitruante que lui conférait son imposante cage thoracique,
"Seuls les fidèles du Destructeur ont droit au Jugement de Torazan (4). Ce Peau-pâle (5) n'a pas...", avant de s'interrompre devant le regard glacial de Jamba qui le fixait. Il n'était pas besoin de mots pour signifier que le général ne tolérerait pas d'autre interruption.

Tous sentant la tension apparue dans la tente, nul autre ne reprit la parole avant qu'un temps qui parut interminable ne se soit écoulé.

Finalement, Jamba déclara:
"Non, aucun Peau-pâle (5) ne peut invoquer le Jugement de Torazan. Zargtan n'a pas plus ce droit que ceux d'Irsmun... La demande aurait été faite par Vaccrouz, qu'elle aurait pu être étudiée avec sérieux... D'ailleurs, m'est avis que c'est ce qu'il fera quand il trouvera le courage de sortir du trou dans lequel il s'est caché. Mais son association avec une déesse des hommes, puis avec leur chef, a fait perdre à Zargtan tout droit à cette mort honorable.

Demain, nous porterons à Zargtan la réponse de l'Empereur, alors, les gars, allez vous reposer, et que vos gars soient tous prêts jusqu'au dernier, demain à l'aube, à lui porter un message à notre façon."

Sur ses mots, le général se leva, puis quitta la tente, où les chefs de guerre de l'Empire Pourpre ricanaient déjà, les yeux brillant de convoitise à l'idée du butin qu'allait leur rapporter cette "mission de messager".

NdE : Pour des raisons de limpidité de cet extrait des C.P.I. (Chroniques Pourpres Impériales), les paroles prononcées dans une langue orque ont été traduites en langue commune.
Cependant, il peut demeurer, pour le lecteur qui n'est pas familiarisé avec l'étrange culture des orcs peuplant l'Empire Pourpre, certains termes dont la signification reste obscure, car leur traduction est bien en peine de transmettre la signification que les orcs donnent à ce mot ou cette expression.

Les notes suivantes s'efforceront donc d'expliciter ces expressions:

(1) Gob'merdh: Traduction la plus littérale possible du terme orc "Push'krra". Le terme - habituellement utilisé par les orcs du sud-est pour désigner les gobelinoïdes, kobolds et autres créatures de petite taille généralement opprimées dans les royaumes orcs - est d'ailleurs, dans ces régions, employé par les gobelins eux-mêmes, même s'il est probable que gobelins et orcs ne donnent pas la même signification profonde au terme.
A titre d'exemple, nous citerons Kharll' Markkksss penseur kobold de la fin du siècle dernier. Cet activiste politique, philosophe et théoricien est considéré comme un guide spirituel de tous les gob'merdh de la terre dans certains milieux dissidents du sud-est du continent, notamment pour sa critique du racisme et de la domination sans partage et illégitime des orcs sur les autres races dans les terres dont ils ont la mainmise. Sa vision de l'histoire y fait aussi des émules. Il décrivait celle-ci comme le résultat d'une lutte des races ancestrale, opposant les races opprimantes - telles que les orcs, et autres "gran tortureur" (gnolls, hommes, elfes, etc...) - à l'ensemble des races injustement opprimées auxquelles il donnait le nom de "gob'merdh" (parce que les "gran tortureur" ne leur laissent pour survivre que leurs déchets et leurs excréments, et ils n'ont d'autre richesse que ce que les autres conchient), et parmi lesquelles il regroupait des humanoïdes communs dans l'Est, notamment les gobelins et les kobolds, mais aussi des créatures telles que les hobbits.

Le travail politique inlassable de Kharll' Markkksss d'organisation de l'Association Intertribale des Gob'Merdh causa sa perte, car son activisme fut découvert, et on raconte qu'il mit environ trois saisons à mourir entre les mains de ses tortionnaires orcs.

Cependant, ce penseur très érudit (relativement à ses origines) parvint à rédiger un nombre conséquent d'ouvrages politiques, parmi lesquels on retiendra le "Manyfest du Parti koboldo-gobelinist" ou "Lé Lut de rasse en montanieu". De plus, certaines des idées qu'il a élaborées restent fondatrices parmi une minorité de dissidents gobelins et kobolds assez fous pour oser encore contester le pouvoir dans les royaumes tyranniques du sud-est, notamment celle selon laquelle: "Ke lé rasse dirigeant' tremble devan lévantu alité d'un révolussion koboldo-gobelinist. Lé gob'merdh zont rien à perdre ke leur chène. É cé un monde k il zont a ganié."

(2) Oui, le passage précédent est bien une traduction la plus fidèle possible de l'orc au commun. Oui, le dénommé Locrakus, chef de la tribu orque des Qkcary, est bien un orc. Oui, c'est bien dans sa langue natale qu'il s'exprimait.
L'éditeur qui s'est contenté de reproduire au plus précis les évènements passés ne peut en aucun cas être tenu responsable des paroles prononcées.

(3) Hospitalité Sacrée: Parmi les coutumes de la société orque partagées par la grande majorité des tribus, il en est une qui fait particulièrement consensus, et c'est d'autant plus surprenant qu'elle dénote dans une société aussi violente et traîtresse que celle des orcs. Il s'agit de l'importance qu'ils donnent à l'hospitalité. Dès le moment où un orc reçoit dans sa hutte (ou son village, lorsqu'il s'agit d'un chef) un de ses congénères, et qu'il lui offre sous son toit une poignée de sel et une chope de l'alcool de lait de brixashult, il se doit de lui fournir, si celui-ci le souhaite, le vivre et le couvert, ainsi qu'un toit pour deux jours et deux nuits. Nul mal quel qu'il soit (et même si cela servirait normalement les intérêts de son hôte), ne doit être fait à son invité, car celui-ci est sous sa protection, et celui qui a offert l'Hospitalité Sacrée en serait irrémédiablement déshonoré, perdant ainsi tout respect, dans cette vie aussi bien que la suivante. Et, même, l'hôte se doit d'escorter et de protéger son invité jusqu'à sa destination, quelle qu'elle soit. L'escorte doit être à la mesure de ses moyens, mais plus elle est importante, et plus l'honneur, pour l'hôte comme pour l'invité, est grand.

De son côté, en acceptant l'hospitalité de son hôte, l'invité, se plaçant de fait sous la responsabilité de celui qui l'accueille, s'engage, dès qu'il a bu la première gorgée d'alcool de lait de brixashult, à ne participer à aucune action malveillante à l'encontre de son hôte ou des gens de sa maisonnée, et ce, que ce soit directement, indirectement, ou simplement passivement (c'est-à-dire en celant des informations concernant un complot qui se préparerait à l'encontre de son hôte - du moins, un complot censé être mené à son terme au cours de la période où court cet engagement d'Hospitalité Sacrée. De plus, l'invité s'engage à respecter les règles et traditions de coutume dans le domaine de son hôte, comme le veut le dicton "Son toit, sa Loi."

Il est notable que, d'après nos recherches, aucun orc, quel qu'il fut, ne déroge à cette coutume, ce qui, dans une société aussi meurtrière que la leur, reste un fait particulièrement remarquable...

(4) Jugement de Torazan: Pour définir ce terme, il est important de savoir que les principales valeurs constitutives de la société orque, celles qui motivent tous les actes d'un orc, sont les notions d'honneur et de respect, même si le Peuple des Ténèbres interprète ces deux mots d'une manière totalement différente de celle des autres races. Pour les orcs, l'honneur d'un individu et le respect qu'il suscite sont reflétés par sa force, la domination qu'il exerce sur autrui, et éventuellement sa mort - du moins, la manière dont il meurt. Un orc œuvrera ainsi toute sa vie (fréquemment courte) à devenir plus puissant, obtenir plus de respect (c'est-à-dire intimider plus ses pareils), et escalader les échelons de sa société.

Cette quête éternelle du pouvoir et d'un meilleur statut qu'est la vie des orcs est justifiée par le fait que, ce faisant, un orc prouvera qu'il est digne de sa place auprès de Torazan dans l'après-vie, car ayant acquis suffisamment d'honneur.

Le Jugement de Torazan est donc originellement cette appréciation par le dieu des orcs (mais aussi par ses chamans, puisque ce sont eux qui distillent sa parole, et, plus simplement, par l'ensemble des orcs, amis comme ennemis) de l'honneur qu'ont valu à un orc ses actes.

Or, il est notable que cet honneur s'acquiert par la victoire, la réussite, et uniquement elles. L'échec n'est pas acceptable par la société orque, et la reddition, la pire honte qui puisse frapper un orc, n'est pas une option possible. Ce culte de la force et de la victoire justifie l'usage de tous les moyens pour l'atteindre, même de ceux que les autres races considéreraient comme les plus abjects.

Cette conception de la vie justifie l'utilisation fréquente des guerres tribales, des assassinats et autres règlements violents pour de simples rivalités territoriales, voire la seule recherche d'un butin... Pire, les déchainements de violence meurtrière peuvent plus simplement tirer leurs causes dans la volonté des opposants de se mesurer et de faire naître chez leur adversaire ce fameux respect.

Aussi, c'est vraisemblablement parce qu'il n'était que trop fréquent de voir des questions relativement anodines se régler par des batailles sanglantes, des éradications de villages entiers, des assassinats entrainant de véritables vendettas sans fin, qu'est naturellement apparue (enfin, tout de même un peu aidée par les chamans de Torazan, nous a-t-il semblé) la pratique institutionnalisée du Jugement de Torazan dans l'acceptation actuelle du terme.

Il s'agit d'un duel, se terminant dans 89 % des cas par la mort du vaincu ; les 11 % restant représentent, pour les dix premiers, les duels où les deux compétiteurs trouvent la mort (les chamans concluent généralement à un "match nul", mais il peut arriver que l'un des deux combattants, tenant debout notablement longtemps avant de succomber, soit déclaré vainqueur posthume), et, pour le dernier, au cas où le vaincu survit à ses blessures, ce qui signifie généralement pour le sujet un état d'invalidité avancé et une mort dans les jours qui suivent, sous la lame d'un de ses rivaux.

Malgré leur caractère brutal, ces défis sanglants constituent un moyen de réduire les dangers que pourrait faire peser sur la pérennité de la race orque sa propension à s'entretuer en masse pour un oui, pour un non, car ils offrent un règlement qui n'entraîne qu'une, voire deux, mort(s) à des querelles qui auraient autrement entraîné des dizaines, voire bien plus, d'orcs sur le bucher funéraire.

De plus, conséquence de ce caractère sacré qui leur confère la légitimité supérieure dont ils disposent dans les sociétés orques: les Jugements de Torazan sont étroitement encadrés par les chamans et ritualisés, et les tricheries semblent y être particulièrement rares. Celui qui serait pris à détourner leurs règles y risquerait un déshonneur presque équivalent à celui subi par l'orc qui romprait un serment d'Hospitalité Sacrée.

(5) Peau-pâle: Pour cerner la signification de ce terme, il est important de savoir que les orcs du sud-est ont développé une conception extrêmement raciste de l'Univers, qui placerait le Peuple des Ténèbres, sorte de "Race des Seigneurs" au-dessus de tous les autres peuples du continent, et le mépris des orcs pour toutes les autres créatures, qu'ils estiment leur être inférieures, est écrasant. Il est d'ailleurs particulièrement explicitement visible dans le terme utilisé par les orcs pour désigner l'ensemble des non-orcs, "Ch'ron-P'thok"; cette expression n'a pas de traduction littérale dans nos langue, mais signifierait quelque chose approchant plus ou moins de la notion de vermine, d'être insignifiant et nuisible.

Aussi, l'on comprendra que ceux que les orcs appellent les Peaux-pâles, c'est-à-dire les orcs ayant renoncé à la grandeur que leur confère leur sang orc pour embrasser la culture d'une sous-race (celle des hommes, en général, dont la peau est considérée par les orcs comme anormalement pâle, d'où le terme) soient considéré comme coupables du pire crime qui soit.

Et, si les hybrides sont considérés par beaucoup d'orcs comme des aberrations qui souillent le sang et affaiblissent la civilisation du Peuple des Ténèbres, et sont donc particulièrement méprisés, les orcs qui adoptent les us (ou même s'associent de trop près à) des races considérées inférieures constituent aux yeux de la culture orque l'abomination ultime.

Aussi, même dans des langues aussi imagées que les divers dialectes orcs, il n'existe guère d'insulte aussi grave que l'accusation d'être un Peau-pâle.
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Akkar Grands Crocs

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MessageSujet: Re: ETE 922 : Empire Pourpre : Akkar fait dans son froc et appelle les gob à sa rescousse   Jeu 11 Fév - 2:48

Une demi-douzaine de jours plus tard, près de deux milliers de combattants de la Horde Pourpre quittaient les provinces frontalières d'Hamkrak, qu'ils avaient joyeusement saccagées, même si les guerriers orcs de l'armée occidentale de Zargtan et les zombies qui les secondaient avaient âprement défendu chaque pouce de terrain.

Dans toutes les provinces où les combattants de l'Empire Pourpre étaient passés, des placards avaient été affichés, souvent clouées à divers endroits des cadavres mutilés des habitants qui n'avaient pas eu le bon sens d'aller se réfugier derrière les lignes des troupes d'Hamkrak avant l'arrivée de la Horde Pourpre.

Une partie de ces messages avait été rédigée dans le dialecte orc en usage dans le royaume orc septentrional, d'autres, peut-être l'œuvre d'orcs du sud de l'Empire Pourpre, l'avaient été dans un commun très approximatif. Tel message avait été gravé sur une planche clouée sur le crâne d'un malheureux alors que celui-ci avait visiblement été encore vivant au moment du supplice, tel autre avait été rédigé sur une peau d'orc grossièrement tannée qu'on avait ensuite placardée aux restes fumants de la hutte d'un chef de clan, tel autre l'avait été sur du papier de mauvaise qualité avec le sang du crucifié au-dessus de la tête duquel on avait cloué le message...

Mais tous avaient un point commun: Si la forme variait, le fond restait le même; en témoigne la lecture de ce message gravé dans un commun hésitant au fer rouge sur le torse d'un hobgobelin d'Hamkrak; le pauvre avait eu le malheur de croiser la route d'une bande de raid impérial, et un orc quelconque de l'Empire Pourpre avait sans doute trouvé amusante l'idée de s'entraîner à la pyrogravure sur un individu encore vivant... La question la plus intrigante reste de savoir comment le cadavre du pauvre gobelinoïde s'est retrouvé empalé sur une haute branche d'un chêne.


Zargtan ve un duhel. Y pe se brocé. Léllu du Desrukter y se ba pa an duhel kont lé popale.

Zargtan è un popale kom tou ce ki le sui, et Zargtan é tou ce ki le sui, seron trété kom dé Ch'ron-P'thok.

Si Zargtan y ve pa èt ekrazé kom un Ch'ron-P'thok. Y viun se met a jenou devan le Durbagûk Sharikh y juré sa louâïoté.

Hé vith, paske le pri sera dejja plu chèr ke si Zargtan avé mi a jenou la premié fouâ ke le Durbagûk Sharikh y a ofèr.

Alor apré, se sra tro tar.
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MessageSujet: Re: ETE 922 : Empire Pourpre : Akkar fait dans son froc et appelle les gob à sa rescousse   

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